octobre 2010

Près de 5000 manifestants en colère contre le bâillon et la loi sur les écoles passerelles

Selon Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et initiateur de la Coalition, cette réponse au bâillon et à l’aplaventrisme libéral n’est que le début d’une vaste campagne pour le français qui s’engage à travers le Québec. « Au moment où les francophones sont devenus minoritaires à Montréal et où toutes les études prévisionnelles indiquent un déclin rapide du français dans la région métropolitaine et, à plus long terme, dans tout le Québec, il devient urgent que la population et tous les organismes de la société civile se mobilisent autour de l’objectif de faire du français la véritable langue commune au Québec. Les libéraux peuvent passer le bâillon à l’Assemblée nationale, mais ils ne pourront pas nous bâillonner dans la rue ! Comptez sur nous ! »

Lettres – Loi 115: il faut faire reculer le gouvernement Charest!

Lettre d’opinion d’Étienne Gougoux paru dans Le Devoir du 25 octobre 2010.

Alors que plusieurs études tendent à démontrer une anglicisation rapide de la grande région de Montréal, le gouvernement de Jean Charest nous impose, sous bâillon, la loi 115 sur les écoles passerelles.

Il affaiblit donc une fois de plus nos lois linguistiques et fragilise notre langue encore davantage. Nous devons nous mobiliser massivement pour dénoncer cette situation! Il s’agit apparemment du meilleur moyen de faire reculer le Parti libéral du Québec, comme l’histoire nous l’a démontré à maintes reprises (centrale du Suroît, mont Orford, compressions dans les prêts et bourses…). Faisons en sorte que ce gouvernement reconsidère sa mauvaise décision et recule, une fois de plus, devant la pression populaire!

René Boulanger, le résistant

Article de Jean-Pierre Durand sur René Boulanger, invité dans le cadre d’une conférence des Jeudis de l’histoire tenue à la Maison Ludger Duvernay.

On vient de publier ces jours-ci un recueil de nouvelles et textes dramatiques de René Boulanger, Théâtre de la résistance, et je ne saurais trop vous le recommander. Je pense entre autres au texte « Segnora Hernandez a peur », qui relate la chronique d’une Espagnole parmi les Basques, à l’histoire « Ça s’est passé en 1948 », où il est question d’un Ian Paisley canadien tout aussi diabolique que son modèle nord-irlandais, et à la courte pièce « Vital, monte en haut ! », sur la colère et la dignité ouvrières. Bref, que des textes bien ciselés, qui nous font souhaiter que l’auteur persiste… et signe à nouveau.

Qu’est-il arrivé aux prisonniers d’Octobre 70 ?

Texte d’opinion de Louis Fournier paru dans Le Devoir du 22 octobre 2010.

Reprenant des faussetés publiées dans un livre de l’ancien ministre québécois William Tetley, M. Amyot écrit: «Sur les 497 individus appréhendés au total (et honorés sur le monument de la SSJB), seules 103 personnes ont été incarcérées injustement pendant cette période. Les 394 autres avaient d’une façon ou d’une autre appuyé, publiquement ou par leurs gestes, les fins violentes du FLQ de faire une révolution marxiste et sécessionniste et de renverser le gouvernement démocratiquement élu du premier ministre Bourassa.» Pis encore, faisant complètement fi de la vérité, M. Amyot écrit que «c’est la conclusion à laquelle en est venu le Protecteur du citoyen du Québec».

LESTER: Le Parti libéral du Québec. Après la loi 115, il n’y a plus rien à vendre.

Article de Normad Lester paru dans son blogue le 20 octobre 2010.

Le troupeau de bovins roux qui empeste le Salon bleu vient de rejoindre cette méprisable racaille. Ils méritent que la Société Saint-Jean-Baptiste fasse comme en 1981 et publie une pleine page dans le Devoir pour dénoncer leur forfaiture. Je propose que cette fois l’image des traitres, sous forme d’une photo d’identité judiciaire, accompagne leur nom pour que les Québécois puissent incruster leur profil repoussant dans leur mémoire.

« Ce sont des traîtres! » criait le titre en gros caractères du texte de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui dénonçait les députés fédéraux du Québec. L’actuelle sénatrice Céline Hervieux-Payette avait intenté une poursuite en diffamation de 440 000 $ contre la SSJB et ses dirigeants. La saga juridique s’est terminée en 2003 lorsque la Cour suprême a confirmé que la SSJB avait le droit d’appeler « traîtres » les députés libéraux du Québec.

My tailor is rich

Article de Lise Payette dans Le Devoir du 22 octobre 2010

C’est le rôle des souvenirs de remonter à la surface quand les événements font en sorte qu’on se retrouve devant des situations qu’on a déjà vécues. C’est ce qui m’est arrivé au début de cette semaine. Je me suis souvenu que nous pensions avoir si bien travaillé en 1977 en préparant la loi 101 que nous étions convaincus que la langue française, quoique fragile, ne risquerait plus jamais de disparaître. Grave erreur.

Avec l’épreuve du temps, des pans complets de la loi 101 sont tombés, emportés par des jugements qui nous obligent à nous repositionner avec ce qui est sauvé pour le moment. D’assouplissement en assouplissement, certains Québécois semblent s’être donné pour mission de donner raison à mon père, qui disait que le combat était perdu d’avance. Comme lui, ils ont abdiqué.

Quebec, plus de 1500 personnes ont répondu à l’appel de la Coalition contre la loi 103

Article paru dans Médias France libre le 19 octobre 2010.

«En ce moment à Québec, M. Charest, Mme Saint-Pierre et M. Fournier ne sont pas seulement en train de bâillonner l’opposition, ils veulent mettre un bâillon sur l’avenir du français au Québec», a lancé Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, sur la scène installée sur l’avenue partiellement fermée à la circulation.

«Il y a des mesures d’exception de la loi 101 qui ne doivent pas être étendues. On va permettre à des citoyens d’acheter le droit de la contourner, estime M. Beaulieu. Il faut renforcer la loi 101 plutôt que l’affaiblir, surtout dans un contexte de déclin du français à Montréal et au Québec.»

Écoles passerelles: les opposants se font entendre

Article de Josée Guimond paru dans le journal Le Soleil du 19 octobre 2010.

À Montréal, Daniel Boucher a chanté lundi soir au grand spectacle de la coalition contre la loi 103 parce que, pour lui, «la langue, c’est viscéral» et qu’il est «nécessaire» de s’en occuper.

Mario Beaulieu, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dénonce le bâillon pour clore le débat sur cette question fondamentale. «M. Charest, Mme St-Pierre, les libéraux peuvent bâillonner l’opposition à l’Assemblée nationale, mais ils ne peuvent pas bâillonner la population.»