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L’objectif de ce sondage était de démontrer que la question utilisée colore l’opinion des gens interrogés. Si on utilise une question qui présente la loi 101 comme une restriction ou une obligation, les gens sont naturellement portés à être contre. Mais lorsque les Québécois prennent en considération que le français est menacé par l’accès illimité aux cégeps publics anglais, ils appuient majoritairement l’application de la loi 101 aux cégeps.
Sondage CROP-SSJB

Près de six Québécois sur dix appuient l’application de la loi 101 pour les cégeps, selon un sondage CROP-Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB). En effet, à la question « En considérant que l’accès illimité aux cégeps anglais pour les allophones, les immigrants et les francophones menace l’avenir du français au Québec, seriez-vous en accord ou en désaccord avec l’énoncé suivant : Les critères d’admission de la loi 101 pour l’école anglaise devraient s’appliquer aussi au cégep. », 57 % des répondants sont « tout à fait d’accord » ou « plutôt d’accord ». En excluant les « Je ne sais pas » (6%) et « Je préfère ne pas répondre » (2%), cette proportion atteint 62 %. Chez les francophones, elle s’élève à 71 %, en excluant les 7 % de « Je ne sais pas » et 1% de « Je préfère ne pas répondre ».

La SSJB rappelle que les études de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) démontrent clairement que la langue d’enseignement au cégep a un impact considérable sur les choix linguistiques de jeunes Québécois, et particulièrement chez les allophones, quant à la langue d’usage à la maison et au travail, de même qu’à la langue du commerce et des études universitaires. L’accès illimité au cégep anglais favorise les transferts linguistiques vers l’anglais et constitue non seulement une menace pour la francisation des immigrants, mais un facteur stimulant un inacceptable exode de main-d’oeuvre professionnelle.

Le sondage CROP-SSJB a été réalisé du 13 au 20 avril 2011 par le biais d’un panel internet, dont les résultats ont été pondérés pour refléter la distribution de la population adulte du Québec, selon le sexe, l’âge, la région de résidence, la langue d’usage à la maison et le niveau de scolarité des répondants. 1 000 questionnaires ont été remplis. Il n’y a pas de marge d’erreur pour ce type de sondage en ligne.