INTRANET MEMBRES SSJB

Article de Joseph Facal publié dans Le Journal de Montréal le 12 septembre 2012

Mon père a l’habitude de dire que la seule chose vraiment infinie est la bêtise humaine.
C’est justement parce qu’elle est infinie qu’il ne faut pas perdre du temps à noter toutes ses manifestations. On ne ferait que ça. On a cependant porté à mon attention une perle qui mérite un temps d’arrêt.
Le 31 août, cinq jours avant que les Québécois votent, un éditorial du Globe and Mail contenait le passage suivant (ma traduction) : « La campagne estivale a mis à jour les positions irrationnelles, extrêmes et perverses de Pauline Marois et de ses partisans séparatistes ».
Notez le poids des mots utilisés : « irrationnelles, extrêmes et perverses ».
On peut reprocher des tas de choses aux vues de Mme Marois, mais peut-on sérieusement dire qu’elles sont « irrationnelles, extrêmes et perverses » ? ! Même le très fédéraliste journal La Presse a toujours admis le caractère pacifique et légitime du mouvement souverainiste.[…]

Imaginez
Le Globe and Mail est un journal prestigieux qui se veut sérieux et sobre. Il regarde de haut les quotidiens plus populaires et véhicule traditionnellement l’opinion modérée de l’establishment torontois. Si sa direction pense ainsi, imaginez ce qu’on pense ailleurs.

Un des moteurs du souverainisme reste ce sentiment malaisé, chez tant de Québécois francophones, qu’ils ne seront jamais vraiment compris ou acceptés par le Canada anglais, à moins évidemment que leur différence n’ait pas la moindre conséquence concrète.

Lire l’article complet dans Le Journal de Montréal