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Montréal, le 15 février 2010 – La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal se joint à nombre de journalistes, politiciens et commentateurs pour dénoncer le mépris du Québec et de la langue française affiché par les organisateurs des Jeux Olympiques de Vancouver.

« Lors de la cérémonie d’ouverture, il n’y a eu qu’une seule chanson en français, à la toute fin. Le Canada aime se targuer d’être bilingue quand vient le temps de défendre les privilèges des anglophones du Québec, mais le bilinguisme ne semble fonctionner qu’à sens unique dans ce pays » affirme Mario Beaulieu, président de la SSJB.

Le français est à la fois la langue officielle des Jeux Olympiques et du Canada, et pourtant, cela ne suffit pas à inspirer aux organisateurs davantage de respect pour cette langue. Aucune place ne fut accordée à Gaétan Boucher ou Marc Gagnon, les deux athlètes québécois ayant réussi les meilleures performances sportives dans l’histoire canadienne des Jeux Olympiques d’hiver.

« Même Clara Hughes, la porteuse du drapeau canadien, a affirmé s’être sentie mal de constater qu’on ignorait Gaétan Boucher, une de ses inspirations. Le bilinguisme de ces Jeux Olympiques n’est qu’une mascarade où on traite les Québécois et les francophones du Canada comme des citoyens de seconde zone. Ce ne sont pas nos Jeux Olympiques, mais leurs Jeux. Cet affront ne fait qu’ajouter à la longue tradition de discrimination canadienne à l’égard des athlètes québécois » soutient M. Beaulieu.

« De plus en plus de Québécois doivent se rendre compte que nous n’avons rien à faire dans ce pays. Cette bouffonnerie a assez duré. Il y a un peuple de trop dans ce pays » explique Mario Beaulieu.