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Le Patriote – sept 2016

 

Jack Kérouac ne devrait pas être méconnu des Québécois, même si son oeuvre fut écrite majoritairement en anglais et qu’il naquit dans le Massachusetts en 1922. Né de parents venus du Québec – dont la mère, Gabrielle Lévesque, était une petite cousine de René Lévesque – Jean-Louis Kérouac était donc un Franco-Américain, qui, jusqu’à l’âge de 12 ans, ne comprenait que le français dans sa ville natale de Lowell (située à quelques kilomètres de Boston).

kerouac
Il deviendra un écrivain célèbre et le pape de ce qu’on a appelé la Beat Generation. Mais alors qu’il bambochait et écrivait avec ses amis Neal Cassiday, William Burroughs et Allen Ginsberg à travers l’Amérique, jamais il ne perdait de vue qu’il était d’origine canadienne-française, et même, par le patronyme Kérouac, d’origine bretonne, comme le frère Marie-Victorin, un Kirouac lui itou.

Plusieurs de ses romans sont truffés d’expressions et de phrases en français ou en « canadien-français », des phrases écrites au son mais ô combien belles parfois et lourdes de sens. On doit saluer la bonne idée qu’a eue Jean-Christophe Cloutier de rassembler des textes de Jack Kérouac écrits dans sa langue maternelle et qui font partie du patrimoine de la diaspora québécoise en Amérique.

Lisez tout haut cette phrase de Kérouac afin de mieux la goûter : Je suis Canadien Français, m’nu au-monde a New England. Quand j’fâcher j’sacre souvent en Français. Quand je brauille j’brauille toujours en Français…

Comme complément à cet ouvrage, je vous recommande fortement l’essai que lui a consacré Victor- Lévy Beaulieu (Jack Kérouac, essai-poulet). Si vous passiez à côté de cet écrivain majeur et si près de nous, ce serait à coup sûr… bein d’hommage !