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par Éric Bouchard | PQF |  Le Patriote

La première phase de consultation du gouvernement du Québec pour l’élaboration d’une nouvelle politique de l’immigration a pris fin le 10 février dernier. Plusieurs membres de Partenaires pour un Québec français sont venus exprimer devant la Commission des relations avec le citoyen l’importance de mettre le français au coeur de la nouvelle politique d’immigration qui s’annonce.

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Éric Bouchard, coordonnateur de Partenaires pour un Québec français (Photo : M. Breton)

La langue est le premier outil d’intégration tant sociale que professionnelle. Comme société d’accueil, nous avons l’obligation de tout mettre en oeuvre pour lever les divers obstacles à l’intégration linguistique, sociale, économique et culturelle auxquels sont confrontés les nouveaux arrivants. Partenaires pour un Québec français estime que le gouvernement du Québec devra consacrer les efforts nécessaires pour que le critère du français comme langue d’usage, dans son recrutement et sa sélection des immigrants, soit sérieusement pris en compte sans pour autant en négliger d’autres comme ceux qui sont liés à des raisons humanitaires ou qui répondent à certains besoins du marché de l’emploi.

Nous sommes conscients que les nouveaux arrivants ne peuvent pas toutes et tous avoir une grande connaissance du français. Cependant, pour Partenaires pour un Québec français, « Les services de francisation, dans la diversité et la complémentarité de leurs offres de services, doivent être financés adéquatement et être facilement accessibles à ceux qui en ont besoin. Malheureusement, les immigrants doivent de plus en plus s’intégrer à un milieu du travail qui exige la connaissance de la langue anglaise. En ce sens, nous sommes d’avis que les milieux de travail sont des lieux privilégiés pour offrir des formations en francisation. Nous exigeons depuis plusieurs années déjà que de telles solutions soient appliquées. Il est temps que ça change! » •••

Partenaires pour un Québec français (PQF) réunit plusieurs grandes organisations de la société civile afin que les enjeux linguistiques redeviennent prioritaires pour les gouvernements. La coalition représente plus d’un million de travailleurs québécois à travers les membres des partenaires que sont la FTQ, la CSN, la CSQ, le SFPQ, l’UDA et la FAE. Également partenaires, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) ainsi que la Fédération étudiante collégiale du Québec regroupent plus de 185 000 membres.