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«Non à la pétrocratie canadienne!»

 

 

MONTRÉAL, le 23 mai 2016 – Dans le cadre de la Journée nationale des Patriotes ce lundi, le réseau Cap sur l’indépendance (RCI) et la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, par la voix du Président général Maxime Laporte, ont convié les citoyens-nes à la Marche des Patriotes 2016 sous le thème «Non à la pétrocratie canadienne!». Inspiré du combat des Patriotes pour la liberté et l’indépendance, l’événement avait pour but d’exprimer l’opposition des Québécois-ses et des Premières nations à la mise en œuvre du projet d’oléoduc Énergie Est, qu’entendent leur imposer Ottawa et TransCanada.

 

Plus d’un millier de marcheurs, dont une importante proportion de jeunes, se sont mis en branle vers 13 heures à la Place du Canada (Carré Dorchester), cet ancien cimetière où furent jadis enterrés des Patriotes. La marche s’est terminée vers 15 heures au Parc Camille-Laurin.

 

L’après-midi a été ponctué de la lecture du Testament de Chevalier-de-Lorimier ainsi que de discours de Maxime Laporte, de Robin Philpot (patriote de l’année 2015-2016, – le premier Québécois d’origine canadienne-anglaise à être nommé à ce titre), de représentants des Premières nations et d’élus, dont le député fédéral de Pierre-Boucher-Verchères-Les Patriotes Xavier Barsalou-Duval. L’ancien premier ministre et président d’honneur de la SSJB, Bernard Landry, était notamment présent, de même que Sol Zanetti, chef d’Option nationale et la candidate à la chefferie du Parti Québécois, Martine Ouellet. Les communautés palestinienne et kabyle ont aussi été représentées.

 

Maxime Laporte a fait valoir: «Aujourd’hui, nous disons non à la pétrocratie canadienne, comme hier les Patriotes disaient non à la construction des grands canaux ; comme hier les Métis de Louis Riel disaient non au chemin de fer du Canadien pacifique, comme hier nous disions non par centaines de milliers aux guerres coloniales du Canada au Proche-Orient! Plutôt, disons oui à un Québec libre, – un Québec verdoyant de liberté. Oui à une république du Québec où nous serons pleinement maîtres chez nous, propriétaires de notre territoire et de nos ressources, et où nous aurons pour seule reine la volonté du peuple.»

 

Le jeune président a affirmé: «Le combat environnemental doit nécessairement atterrir sur le terrain politique. Car, l’enjeu du pipeline est d’abord et avant tout un enjeu politique, un enjeu de pouvoirs. Tous les arguments environnementaux ne suffiront pas à arrêter la pétrocratie canadienne qui est en marche, avec ses complices des grands partis fédéralistes à Ottawa. Ceux-là sont tous, sans exception, en faveur d’Énergie Est et manifestement ils s’en foutent bien, eux aussi, de souiller notre pays, tant que ça fait l’affaire de l’Alberta et de la Saskatchewan. Ne laissons pas Ottawa et TransCanada contaminer nos terres et nos rivières avec leurs projets écocides! Ne prenons pas le risque inacceptable et économiquement sans intérêt qu’ils entendent nous imposer pour remplir les poches de quelques actionnaires, que nous finançons déjà à même nos propres impôts. Que l’Alberta garde son poison, et que les tenants du business des énergies fossiles et autres profiteurs de l’apocalypse ravalent leur bêtise, eux qui se gargarisent de Québec bashing! Il est hors de question que le Canada nous entube davantage avec son gros tuyau!»

 

Fondée par les Patriotes en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est le plus ancien organisme à but non-lucratif toujours actif pour la défense et la promotion des intérêts du Peuple québécois. Le réseau Cap sur l’indépendance rallie quant à lui plus d’une vingtaine de groupes citoyens déterminés à parachever le combat des Patriotes par la réalisation de l’indépendance nationale.