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Robert Jasmin dans Le Devoir le 25 mars 2014.

immigration

Je viens de lire une lettre qu’un immigrant de Québec vient de faire paraître dans les journaux. Avec raison, cet homme qui vit au Québec depuis 34 ans nous fait la leçon. Il se dit désolé et peiné de constater que le peuple québécois est miné par la peur. Il nous pose carrément la question : « Comment un immigrant peut-il s’identifier fièrement à un peuple qui a peur ? » Il se dit déçu de nous voir suivre une élite qui veut rapetisser le Québec.

 Cet homme debout a tout à fait raison. Il nous voit, surtout ici à Québec, à la merci de mercenaires de l’information au service d’une poignée de propriétaires des trois radios privées de la ville. Personne ne soulève la question du respect de la Loi sur le financement des partis politiques alors que des propagandistes distillent sur les ondes des mots d’ordre de vote pour le Parti libéral à coeur de journée. Jamais des nationalistes québécois n’auraient pu obtenir un permis d’Ottawa pour faire de la radio de cet ordre.

 Cet immigrant n’est pas sans se rendre compte que ceux qui tiennent à la survie de notre peuple se divisent dans un système électoral qui ne peut mener qu’à l’élection des fossoyeurs de ce peuple. Il voit les anglophones voter à l’unisson pour les capitulards libéraux, car ils savent où se trouvent leurs intérêts. Cet immigrant a compris que dans la résistance, il faut momentanément oublier ses différences pour lutter victorieusement. Il a compris qu’un peuple mort n’est ni à droite ni à gauche, il est mort.

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