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marguerite_bourgeoys_21L’année 2008 marque le 350e anniversaire de l’ouverture de la première école à Ville-Marie par Marguerite Bourgeoys. Pour soeur Marguerite, première institutrice en Nouvelle-France, l’école est, de tous les emplois, le plus propre pour attirer les grâces de Dieu sur celles qui en sont chargées; mais il faut s’en acquitter avec pureté d’intention.

Dès son arrivée en Nouvelle-France en 1653, Marguerite Bourgeoys assiste Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu et commence à aider les familles des pionniers. Maisonneuve lui donne une étable. On la nettoie et le 30 avril 1658, soeur Bourgeoys reçoit ses premiers élèves : Françoise Loisel, Adrienne Barbier, Catherine Daubigeon, Jean Leduc, Nicholas Desroches et deux petites indiennes : Marie-Thérèse Ganensagouas et Marie-Barbe Attontinon.

La classe était au niveau du sol et la chambre à coucher, à l’étage du haut, avec échelle rétractable. Cette étable avait servi de colombier et de loge des bêtes à cornes où il fallait monter par une échelle par dehors, pour coucher dans le grenier, toutes de rang. L’étable-école était située dans la Commune (endroit réservé aux animaux), le long du fleuve, au sud de la rue Saint-Paul, près de la rue Saint-Dizier. Les enfants apprenaient à lire, à écrire et à « jeter » (compter). Les jeunes filles apprenaient entre autres à coudre et à faire à manger. Il semble que soeur Bourgeoys a innové dans les manières d’enseigner de son temps.
Elle voit à l’érection d’une nouvelle croix sur la montagne. Elle enseigne aux Indiens au Fort de la Montagne (tourelles). Elle construit une chapelle à Notre-Dame-de-Bon-Secours. Elle traverse l’océan sept fois pour obtenir une charte
pour sa communauté.

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Elle tient à ce que ses compagnes soient des religieuses séculières plutôt que cloîtrées. Pour ce faire, elle fonde la Congrégation de Notre-Dame de Montréal (CND). Ainsi, les enseignantes pourront aller d’un pas léger préparer les enfants à la communion aux périphéries de Montréal.

Elle reçoit les Filles du Roy à la Maison Saint-Gabriel en attendant qu’elles se marient. Marguerite Bourgeoys meurt à quatre-vingts ans, le 12 janvier 1700. Elle a tellement accompli de choses pour le pays qu’on la considère la « Mère de la colonie ». On lui a érigé une statue en façade du Parlement de Québec. Le 31 octobre 1982, le pape Jean Paul II canonise Marguerite Bourgeoys et donne à l’Église du Canada sa première sainte.

 

 

 

Agathe Boyer

Sources : Dufour, Andrée et Micheline Dumont, Brève histoire des institutions au Québec de la Nouvelle
–France à nos jours, Montréal, Boréal, 2004. Lambert, Thérèse, CND,

Extrait du Journal Le Patriote Automne 2008