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C O M M U N I Q U É

 

 

UN IMMENSE SUCCÈS:
Colloque historique sur le 40e de l’élection du gouvernement Lévesque

 

Montréal, 19 novembre 2016 – 40 ans presque jour pour jour après la première victoire électorale du Parti Québécois (PQ) de René Lévesque, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal a tenu ces trois derniers jours un important colloque afin de commémorer cet événement majeur qui a bousculé notre paysage politique, et de dresser un bilan de l’évolution de cette formation politique depuis le 15 novembre 1976. Ce rendez-vous non-partisan entre historiens, politologues, sociologues, juristes, journalistes et acteurs historiques du PQ s’est révélé un succès retentissant, près de 200 personnes s’y étant inscrites, au point où les organisateurs ont malheureusement dû refuser un grand nombre de demandes de participation.

Les conférenciers invités étaient: Pauline Marois, Bernard Landry, Jean-François Lisée, Me Maxime Laporte, Paul St-Pierre-Plamondon, Louise Harel, Marc-André Bédard, Pierre Marois, Gilbert Paquette, Jean-Pierre Charbonneau, Yves Duhaime, David Cliche, Marie Malavoy, Pierre Duchesne, Jean Royer, Louis Bernard, Jean-Charles Panneton, Bernard Descôteaux, Caroline Labelle, André Larocque, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Me Éric Poirier, Frédéric Bastien, Pierre Chaperon, Pierre Dubuc et Stéphane Kelly.

«Le mouvement indépendantiste doit à nouveau générer de l’extra-ordinaire»

Le Président général de la SSJB, Me Maxime Laporte, a fait valoir: «Une impressionnante variété de points de vue et d’opinions ont pu être entendus tout au long de ce colloque sans précédent, dont les actes seront publiés en 2017 chez L’Action nationale éditeur. Difficile d’en faire la synthèse à brûle-pourpoint. Mais, ce qui ressort de l’ensemble de cet exercice réflexif, c’est que depuis que le mouvement indépendantiste québécois a réussi à s’imposer sur la scène politique dans les années 70, il s’est le plus souvent trouvé tiraillé entre ses aspirations extra-ordinaires, – faire du Québec un pays français, et les impératifs de la joute électorale.»

«René Lévesque avait affirmé lors du congrès de fondation en 1968: «Nous avons fait le choix de l’action politique par un parti politique». Répondant à ceux qui appréhendaient un embourbement électoraliste, il prônaît «d’harnacher même les plus nobles impatiences à la dure patience de l’action systématique de persuasion».»

«Cela dit, à la lumière de l’histoire politique des 40 dernières années, et plus de 20 ans après le dernier référendum sur la souveraineté, on peut s’interroger sur les conséquences à long terme de cette mise-en-parti du projet de pays sur la pratique et la vigueur de l’idéalisme indépendantiste, compte tenu de l’usure du temps, des défaites subies et du contexte qui a changé. Les concessions stratégiques ayant naturellement découlé de ce paradigme, étaient-elles toujours justifiées?»

«Il y a lieu d’en douter. En fait, en ces matières, la perfection est mathématiquement impossible. Il faut bien admettre qu’il y a eu des errements.»

«Chose certaine, si l’on revient à ses propos de 1968, Lévesque voulait que le PQ s’attèle à «persuader». Or, trop souvent, on a plutôt eu l’impression que ce grand parti a cherché à «plaire». Deux verbes qui ne sont certes pas synonymes.»

«Plaire restera toujours une dimension importante de la politique partisane, mais n’est-ce pas l’affaire des partis ordinaires? Le PQ de René Lévesque, dès sa création, n’était pas destiné à être un parti ordinaire. Et c’est ce qui fait que l’élection de 1976 n’avait rien, non plus, d’une élection ordinaire.»

«En somme, selon moi, il s’agit pour le mouvement indépendantiste, dont le PQ reste objectivement le navire amiral, de renouer avec l’extra-ordinaire», a conclu monsieur Laporte.

Remerciements

La SSJB tient à remercier madame Josiane Lavallée, historienne et conseillère générale, pour l’organisation du colloque, les partenaires, la Fondation Lionel-Groulx, L’Action nationale, le Parti Québécois, la Section René-Lévesque de la SSJB et la permanence de la SSJB de Montréal.

Fondée par les Patriotes en 1834, la SSJB est le plus ancien organisme citoyen dédié à l’avancement des intérêts du peuple québécois. Son siège social, la Maison Ludger-Duvernay, est depuis toujours un carrefour de débats et de réflexions sur notre passé, notre présent et notre avenir communs.

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SSJB, ssjb.com/pq40ans

Pour information et demande d’entrevue (Maxime Laporte):
Claude Boisvert, responsable des communications
438-931-2615, cboisvert@ssjb.com